Pour mes amis

Pour avoir fait beaucoup de choses différentes, mes amis me demandent parfois quelle a été la cohérence d’ensemble dans mon parcours de chercheur industriel, de consultant et d’entrepreneur. En prenant du recul, je pense que le dénominateur universel à tous mes choix professionnels aura toujours été l’amour mêlé de curiosité, mais pour méditer mes trente ans, voilà donc un résumé factuel de mon parcours, une sorte de constitution professionnelle en somme :

 

  1. J’ai eu le bac S avec Mention Bien en 2003   diplome-bac
  2. En 2005 j’ai obtenu un DEUG Biologie option chimie Mention Très Bien de l’Université Paris-Sud d’Orsay (l’ancêtre de Paris-Saclay) top 1%, sept lettres de recommandation diplome-de-deug  diplome-deug, et effectué deux stages dont un dans une équipe du CNRS avec laquelle j’ai dû signer un contrat de propriété intellectuelle couvrant la durée du stage.
  3. J’ai été admis par concours sur dossier comme prédoctorant à l’Ecole Normale Supérieure de la Rue D’Ulm en 2005 dans la section biologie (Bio’05) certificat-scolarite-ens ; licence-ens ; puis j’ai été resélectionné dans le Cogmaster acceptation-cogmaster-1  codélivré par l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales où j’ai défendu mon Master 1, puis sélectionné une troisième fois pour mon Master 2 acceptation-master2-taddei dans la formation “Approche Interdisciplinaire du Vivant”.   master-1-ens ; master-2  En général, je ne mentionne pas que j’avais été également admissible sur dossier à l’ENS Cachan en 2005, mais puisqu’on me l’a demandé je le précise ici  acceptation-ens-cachan.
  4. J’ai ensuite été invité en 2006 comme assistant de recherche rémunéré au département de psychologie expérimentale de l’Université de Cambridge, co-auteur final d’une publication en psychoacoustique. Je retournerai à Cambridge comme assistant de recherche en 2009, cette fois pour étudier des données de MagnétoEncéphaloGraphie (MEG).” Dominance region for pitch at low fundamental frequencies: Implications for pitch theories », Brian C.J. Moore, Brian Glasberg,  Idriss Aberkane, Samantha Pinker,  Candida Caldicot-Bull in The Journal of the Acoustical Society of America (Impact Factor: 1.5).01/2007.Cambridge
  5. J’ai été invité à l’Université de Stanford en 2006, d’abord comme “Visiting Scholar” (que l’on traduit souvent comme chercheur invité) par le Professeur Solomon Feferman, Prix Schock de Logique invitation-stanford ; acceptation-stanford  j’ai donné trois conférences à l’Université – puis j’ai maintenu une relation de travail constante, physique comme morale, avec une excellente équipe qui, pour rendre compte de mes contributions à son travail, m’y établit déontologiquement comme “Affiliated Scholar depuis cette époque . J’ai notamment organisé une école d’été avec eux sur l’interface homme-machine, qui allait préfigurer ma thèse de Polytechnique. Le concept de « Prospérité Partagé » porté par cette équipe est également au coeur de l’opérateur de microcrédit à taux zéro que j’ai créé au Sénégal en 2009 et qui est pour eux une étude de cas scientifique de leurs travaux (voir point 11 de ce document)
  6. J’ai bien été doctorant jeune chercheur à l’Ecole Polytechnique, inscrit en thèse industrielle CIFRE ( Convention Industrielle de Formation par la Recherche)   soutenue en 2016 sous l’égide également de l’Université Paris-Saclay à la problématique (thèse écrite en anglais) “Software neuroergonomics and biomimetics for knowledge economy: why? how? what?”. D’abord préparée dans l’équipe CREA (Centre de Recherche en Epistémologie Appliquée fondé par le neurobiologiste Francisco Varela), après l’intégration de Polytechnique à l’Université Paris Saclay j’ai été inscrit dans l’école doctorale Sciences de l’homme et de la Société, au Centre de Recherche en Gestion (Unité CNRS) dans la spécialité Sciences de Gestion. Cette thèse porte sur la neuroergonomie et à la biomimétique (auto-organisation, génération procédurale et morphogénèse bio-inspirée) appliquée à la gestion des connaissances. Je suis également resté “chercheur associé” au CRG de l’Ecole Polytechnique pendant un an après la soutenance (jusqu’au 03/02/2017). La thèse a été financée par l’ANRT, l’Association Nationale Recherche et Technologie, et l’intitulé de mon embauche chez le partenaire industriel était “Ingénieur de Recherche”.contrat-cifre  La thèse est confidentielle jusqu’en 2021 car elle contient des savoir-faire logiciels sensibles à la date de sa publication. Les chercheurs industriels professionnels, en général, publient très peu en dehors de leurs produits finis ou de leurs brevets, mais je suis contre le brevet logiciel. diplome-doctorat-polytechnique;  couverture-these-polytechnique
  7. Je suis enseignant chargé de cours à l’école CentraleSupélec (Université Paris-Saclay) depuis 2011,cours-centrale-2011-2012; cours-centrale-2011-2012-n2cours-centrale-2012-2013cours-centrale-2012-2013-n2 ; créateur du cours complet de Mastère Spécialisé “Economie et Géopolitique de la Connaissance”, cours-centrale-2013-2014; cours-centrale-2013-2014-n2cours-centrale-2014-2015cours-centrale-2015-2016  et j’ai dirigé un si grand nombre de mémoires de Mastère Spécialisé (formation sélective inscriptible uniquement après un Mastère) que je ne peux m’en souvenir de tête. Ce cours – d’ailleurs très populaire – a été l’objet d’une recherche industrielle originale puisque j’y ai conçu un wargame d’un genre nouveau, baptisé kFlow, qui a par la suite été approfondi par Serge Soudoplatoff (ancien chercheur industriel chez Cap Gemini) et vendu a plusieurs grands clients. Je suis donc bien un enseignant de CentraleSupélec, qui réalise aussi de la recherche industrielle, du prototypage et de la mise au point logicielle innovante, et qui a atteint la mise sur le marché, de façon répétée.
  8. Je suis depuis Août  2014 Professor of Knowledge Economy à la Mazars (créé par Mazars, opéré et développé par un consortium de grandes entreprises) dans  le NextMBA (accréditéCLIP)
    affidavit-dr-aberkane
  9. Sur le plan déontologique, je rappelle qu’un chercheur industriel se doit de déclarer systématiquement les institutions physiques ou morales chez qui une partie significative de sa recherche a été réalisée, même quand il en préserve l’entière propriété industrielle ce qui est mon cas. Pour moi il s’est agi notamment du Centre de Recherche en Gestion qui est une unité CNRS et de l’ISC qui relève en grande partie du CNRS et dont j’ai été résident. J’ai d’ailleurs été stagiaire dans un laboratoire du CNRS dès 2005  et ce n’était pas pour apporter des cafés mais faire de la recherche. Plus tard j’ai même dû me rendre à un pôle de valorisation du CNRS pour y déclarer mon activité de création d’entreprise.
  10. J’ai défendu trois doctorats à 29 ans. Le premier doctorat (Thèse rédigée en anglais)  a fait suite à mon éducation militaire comme officier de marine de réserve , officier-de-marine  il portait sur la géopolitique de la connaissance, au Centre d’études diplomatiques et stratégiques de Paris CEDS acrédité ASIC. thes-ceds . Ce fut un doctorat très exigeant puisque contrairement aux deux autres, il ne pouvait être défendu sans avoir validé un an de cours classants et d’examens écrits en anglais délivrés par d’anciens ministres, ministres plénipotentiaires ou généraux, exigence exceptionnelle et à ma connaissance unique pour un doctorat français annee-avant-these-ceds. Le mérite et l’originalité de ce doctorat ont donné lieu à une publication soumise à la revue d’un comité éditorial de trois personnes, “Noopolitique: le pouvoir de la connaissance” chez Fondapol, puis à sa republication aux Presses Universitaires de France. Fait rarissime, cette publication a été traduite en Chinois, Coréen et Anglais (voir site de Fondapol)
  11. Le deuxième doctorat est en Littérature Comparée et Etudes Méditerranéennes à l’Université de Strasbourg, doctorat-litterature-pdf   et le troisième, donc à l’école Polytechnique, a pour objet la neuroergonomie et la bio-inspiration logicielle appliquée, dont un chapitre a donné lieu, aussi, à une publication sous comité éditorial chez Fondapol, puis republication aux Presses Universitaires de France, traduite encore une fois en Chinois, Anglais et Coréen.
  12. J’ai créé ma première entreprise en 2009 au Sénégal, qui a planté plus de dix mille arbres au Sahel – dont des Moringa comestibles – et réalise du microcrédit à taux zéro pour des familles peules de la vallée du fleuve. eirin-international  J’y ai d’ailleurs emmené des étudiants sous l’égide d’un programme d’étude humanitaire de l’Ecole Centrale.
  13. J’ai créé ou co-créé par la suite deux entreprises. Scanderia, nouveau-kbis-scanderia-oct-2016 qui a notamment commercialisé le jeu kFlow, et une autre SAS  kbis-mars-2015 qui délivre des prestations de formation et de recherche industrielle à des grands groupes.
  14. Déontologiquement et légalement, il n’est pas possible d’être dirigeant d’entreprise et fonctionnaire titulaire en même temps. En créant et dirigeant ma première entreprise sociale en 2009, juste avant de me lancer dans mes recherches doctorales, et en sachant que j’en créerait deux autres par la suite, je savais donc que je ne ferai jamais carrière comme fonctionnaire-chercheur et c’est pour cette raison que j’ai choisi la recherche industrielle et appliquée, un secteur où le professionnel ne publie quasiment jamais ses travaux. Cependant, je continue de penser que la recherche fondamentale, en France en particulier, est exceptionnellement bonne, et que le CNRS, bien entendu, est un organisme extraordinairement fécond, qu’il est un trésor pour la France et pour l’Humanité, et que la fréquentation professionnelle de ses laboratoires depuis 2004 et jusqu’en 2016, notamment comme résident, m’a beaucoup inspiré.
  15. Je suis également ambassadeur du Complex Systems Digital Campus(CS-DC)  UNESCO UniTwin” . ambassadeur-unesco-unitwin

 

 

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