Pfizer, une entreprise qui vous veut du bien

OK, alors ça fait un moment que je voulais faire un point sur une entreprise qui nous veut du bien, Pfizer. C’est dingue de voir comment, en quelques trimestres, une boite connue pour ses innombrables condamnations corruption, truquage d’essais, homicide involontaire est soudainement devenu le bienfaiteur désintéressé de l’humanité. De base, il y a un comportement que je connais très bien pour expliquer tout ça. C’est l’addiction à la conformité. “Madame la maîtresse, j’ai tout bien fait”. On se forme dans le monde éducatif à faire comme on nous dit, jusqu’à anticiper ce que le maître ou la maîtresse attend de nous.

Alors, évidemment, le maître suprême, vous l’aurez compris, c’est l’Etat et les médias de masse. Avec leur fact-checking plus bidon que jamais, ils vous titillent le réflexe de conformité, bien inculqué à l’école et il titille aussi votre terreur profonde d’être pointé du doigt, ostracisé, séparé du groupe. Cette terreur qui peut – l’histoire l’a abondamment démontré – susciter les pires lâchetés et les pires horreurs de la part de l’humanité. En fait, ça va tellement loin que l’obéissance au fact-checking est rentré tranquillement dans les manuels scolaires cette année en France. Mais c’est bien. On va gagner du temps demain. On laissera probablement la multinationale surendettée Altice écrire nos programmes scolaires. Ce sera plus simple au fond. Les chapitres écrits seront récités par Altice quotidien, qui se fait traîtreusement appelé Libération, et les audios seront faits par les filiales RMC et BFMTV. Mais revenons à Pfizer. En fait, pour bien comprendre à quel point les universitaires et les médecins drogués à la conformité et à la pression sociale sont incapables d’y voir clair, il faut reprendre un autre cas, celui de Monsanto.

Monsanto, c’est une autre entreprise qui nous a toujours voulu du bien. Comme chacun le sait. Quand j’étais pré-doctorant à l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, ça ne choquait personne que le patron de Monsanto France vienne nous faire un cours en mode carte blanche dans notre licence de biologie. Et pourquoi ça choquerait? En fait, l’édition de génome, c’est la science et la science, c’est bien. Et Monsanto pratique la science. Donc Monsanto pratique le bien.

Mais pas si vite ! S’il y a bien un sujet où les scientifiques et les universitaires sont plus désarmés qu’un bébé tortue luth sur une plage de Guyane, c’est la géopolitique brutale et sans concession des multinationales. Parce que oui, en soi, l’édition de génome, c’est une technologie. C’est ni mal ni bien. Cependant, comme pour toutes les technologies, ça a un coût en sagesse. Oui, il faut bien comprendre. On passe le permis de conduire et bien l’humanité passe également le permis de conduire des technologies.

Le problème, c’est qu’elle passe ce permis sur le tas. Donc, du coup, l’humanité fait des conneries, elle raye la carrosserie, elle écrase des millions de gens. Et puis, finalement, elle se rend compte que science sans conscience n’est que ruine de l’âme. Mais une génération plus tard, après cette prise de conscience, vous trouverez toujours des politiciens et des académicards carriéristes à souhait – Alain Fischer – pour ne citer que lui – pour vouloir conduire la science sans le permis de la sagesse. Parce que la sagesse, ça ne s’apprend pas à l’école, donc ça ne sert forcément à rien. Or, le prix de la conscience, le permis de la sagesse, c’est ça qui va fixer si l’humanité est prête ou non à conduire telle ou telle technologie.

Pour l’édition de génome, on était moyennement prêt. Le cas des semences Terminator est venu nous le rappeler très clairement. Terminator, c’est cette technologie génétique qui permet de rendre une plante OGM stérile. L’idée, c’est de créer un abonnement à partir de quelque chose qui est gratuit. Alors, vous savez que je m’intéresse beaucoup à la physiocratie, la première grande théorie économique à apparaître en Occident et qui postule que toute valeur économique provient fondamentalement de la nature. C’est étrange d’ailleurs que Du Pont de Nemours, qui a créé l’entreprise du même nom, ait été au départ un physiocrate alors que la société qu’il a fondée s’est enrichie dans le commerce de la poudre à canon. Et aujourd’hui, c’est un des pires ennemis de la physiocratie dans le monde. Mais les néo-physiocrates existent. En fait, ils s’appellent Janine Baigneuse, Gunther Pauli ou Fritjof Capra, par exemple.

Pour en revenir à Terminator, on revoit le principe de base. Prendre quelque chose de gratuit parce que naturel et en faire quelque chose de payant. La reproduction, ou la perspective de pouvoir semer à nouveau les graines issues de sa propre récolte. C’est un phénomène naturel, gratuit et sain sur les plans écologiques comme économiques et géopolitiques. Mais si vous semer la mort et que votre job, c’est d’essayer d’enrayer un phénomène naturel pour vous enrichir et le monopoliser, alors vos semences, elles doivent être propriétaires, brevetées et, bien entendu, stériles.
Vous voyez exactement le même phénomène avec Nestlé d’ailleurs, une des multinationales les plus avides et les plus abominables sur Terre. D’ailleurs, vous savez que depuis que je représente les femmes peuls, je boycotte formellement Nestlé et toutes ses filiales comme San Pellegrino ou Nespresso, par exemple. Nestlé a largement consommé le bon karma qu’elle méritait à l’époque, qu’elle s’était construit au 19ème siècle, en réduisant notamment la mortalité infantile avec ses aliments pour bébés.

Parce qu’aujourd’hui, ce karma, il est volatilisé. Nestlé privatise la nature partout où elle peut. Elle met l’eau de source dans ses bouteilles en déclarant très officiellement que l’accès à l’eau potable n’est pas un droit fondamental et que pire, si vous revendiquez ce droit, vous êtes tout simplement un extrémiste. C’est ce qu’a déclaré le PDG de Nestlé à l’époque, notant que Nestlé a racheté la division nutraceutique de Pfizer en 2012 dans un deal négocié avec des commissions. Ce deal était négocié par un certain Emmanuel Macron pour la coquette somme de 11,8 milliards de dollars. Les grands esprits se rencontrent.

Pour en revenir à Terminator maintenant, ça vous donne le principe général vous enrayer un phénomène naturel pour pouvoir le privatiser à votre profit et rendre des peuples entiers dépendants de vous. Le monde diplomatique parlera carrément à l’époque de complexe génético-industriel, mais aujourd’hui, je les vois mal avoir le courage de parler de complexe pharmaco-industriel. Pourtant, je peux vous garantir que c’est exactement la même chose et c’est ça que je veux que vous compreniez. En fait, les technologies Terminator auront pu déstabiliser des pays, affamer les peuples, et même dans certains cas créer des guerres. Vous trouverez que leur page Wikipédia en français est libre de toute controverse. A l’opposé, bien sûr, de celle de votre serviteur ça va de soi, qui reste fondamentalement plus controversé que Philip Morris, les fabricants d’armes et bien entendu Terminator. Car leur déplaire est mon plaisir, j’aime que ces escrocs me haïssent.

Mais plus fondamentalement, et c’est ça le problème. une entreprise comme Monsanto se cache toujours derrière le réflexe pavlovien bien inculquer aux académiques de carrière et en l’occurrence aux Wikipédiens :”la science, c’est bien, je fais de la science, donc je fais forcément le bien”.
Mais affamer des pays, truquer des essais, monopoliser le domaine, non, ce n’est pas bien. En 2020, Monsanto était condamné à 80 millions d’amende pour crimes environnementaux et récidive par rapport aux de 22,5 millions de dollars d’amende pour des crimes qui étaient donc encore pires, en 2013. Mais ça, c’était rien en comparaison de son amende record de 390 millions en 2003 pour les plus massives violations environnementales de son histoire. Mais à chaque fois, c’est du cash, jamais de la prison. Car pour ces multinationales, les amendes, c’est juste le coût des affaires. Quand le patron de Monsanto France est venu nous faire son cours de propagande à Normale Sup, c’était en 2005. Personne n’avait jugé bon de nuancer la leçon par le fait simple et direct de cette amende, qui était donc de 390 millions à peine deux ans plus tôt, c’est à dire 4 années de budget de fonctionnement de Normale Sup à l’époque.

On a très exactement, et c’est fort regrettable, la même embrouille avec Pfizer. “Le vaccin, c’est bien. Je fais des vaccins, donc je fais le bien”. Mais pas si vite. L’humain libre est l’humain qui n’est pas conditionné à répéter “oui” contre un su-sucre. Que ce sucre soit d’ailleurs bon point (dans le cadre scolaire) ou d’une Légion d’honneur. Le principe reste le même. Karine Lacombe a reçu son su-sucre dernièrement. Quand on pense que l’intention de Napoléon était de décorer les plus braves parmi les braves sur les champs de bataille. Ça nous fait doucement rigoler cette Légion d’honneur en carton. Mais l’humain libre, c’est celui qui n’écoute que sa conscience dans toutes les circonstances et qui ne se laisse jamais, jamais conditionner. Sous aucun prétexte. L’humain libre, c’est Diogène qui, quand il voit passer Alexandre dans toute sa munificence, lui répond “Écarte toi de mon soleil”. C’est bien d’ailleurs le problème fondamental de la liberté qui est posé par l’idée d’un monopole des États sur l’éducation. Parce que les États vont toujours trouver plus direct et plus intéressant de conditionner plutôt que d’éveiller les consciences.

Et ça ne date pas vraiment d’hier, puisque Socrate a été exécuté par une Athènes qui se revendiquait déjà démocratique. Quant à Platon, le fondateur de l’Académie à l’époque, il trouvera toujours Diogène sur son chemin pour lui rappeler que la sagesse ne se trouve jamais dans la reproduction mécanique des schémas de pensée et encore moins dans la récompense servile à une autorité. Mais aujourd’hui, il n’y a plus de Diogène et c’est ça le problème. C’est pour ça que le monde est intellectuellement déséquilibré.

Et c’est sur ce déséquilibre intellectuel, moral et philosophique que va naître la servilité actuelle des masses. Cette servilité est encore plus amplifiée par cette guerre mondiale contre le libre arbitre, contre la conscience et contre la mémoire. On veut des gens conformes, des gens qui réagissent de façon conditionnelle, qui ont le temps de se souvenir des mensonges, des politiques et des industriels. C’est pour ça qu’il faut impérativement construire des archives libres avec des copies et des backup multiples de tous les mensonges médiatiques. Les peuples ne peuvent se libérer que par la conscience et la mémoire. Il faut qu’ils puissent démontrer clairement et sans appel que le pouvoir est le plus gros diffuseur et producteur de fake news aujourd’hui. Alors, reprenons donc le passif judiciaire abominable de Pfizer, sur lequel les médias vendus ne se sont pas arrêtés.

On va commencer arbitrairement par le seuil d’une amende de 30 millions de dollars. Et puis on remontera de la plus petite à la plus grosse.
En 2000, la filiale Wyeth de Pfizer est condamnée à 30 millions tout rond par la Food and Drug Administration (FDA) pour violations répétées de la sécurité. En 2014, elle est condamnée à 35 millions pour publicité mensongère, représentation déloyale de ses produits. Bref, concrètement, charlatanisme. En 2019, c’était 41 millions pour avoir propagé des faits falsifiés, donc des mensonges. Tiens, tiens, Pfizer poserait des mensonges à 41 millions ? En 2010, la filiale Al Pharma écope de 42,5 millions d’amende pour un crime similaire.

Mensonges, faits falsifiés directement auprès du ministère de la Justice américain. En 2012, 42,9 millions d’amende pour publicité mensongère et charlatanisme. En 2002, 49 millions pour fausses déclarations médicales, donc toujours charlatanisme. En 2012, 55 millions pour violation de la sécurité, puis encore 60 millions en 2008. Publicité mensongère, promotion illégale de certains produits, toujours pour charlatanisme donc. En 2005 et 2006, deux condamnations jumelles d’affilée pour la filiale King Pharmaceuticals pour la coquette somme de 124 millions de dollars chacune. Falsification des faits, fausses déclarations. Encore et toujours charlatanisme.

En 2004, 190 millions pour la filiale Warner-Lambert. Publicité mensongère, promotion illégale de certains produits, charlatanisme. En 2013, condamnation pour les mêmes raisons, avec 257 millions de dollars d’amende pour la filiale Wyeth. Donc toujours charlatanisme. En 2009, 331 millions pour pots de vin, rétrocommissions, corruption de médecins et de fonctionnaires. Oui, ça nous change du charlatanisme. En 2016, encore Wyeth Pharmaceuticals pour falsification et charlatanisme avec une amende de 371 millions de dollars. En 2004, Warner-Lambert condamnée à 430 millions de dollars pour charlatanisme.

En 2013, encore Wyeth. Décidément. Toujours charlatanisme avec 490 millions d’amende. En 2016, falsification et publicité mensongère pour la maison mère cette fois, c’est-à-dire Pfizer, avec 784 millions d’amende. Mais tout cela n’est rien en comparaison du record de 2009, qui a d’ailleurs depuis encouragé Pfizer à distribuer les fraudes sur ses filiales pour prendre des amendes plus petites et garder une réputation d’enfant de chœur. De toute façon, les médias vendus ne s’attaqueront jamais à eux et ils le savent. Une amende donc de 2 milliards et 300 millions de dollars pour la promotion et la vente de molécules inadaptées, donc du charlatanisme pur et simple organisé à très grande échelle.

Pfizer a été reconnu coupable d’avoir illégalement encouragé la prescription et fait la promotion de molécules dangereuses et inefficaces. Donc, j’insiste du charlatanisme aggravé. Entre autres le Geodon, un antipsychotiques, le ZyVox, un antibiotique et le Lyricia, un antiépileptique. Au total 4 milliards 661 millions d’amende depuis 2000 seulement. Mais à part ça, bien entendu, c’est Raoult qui est un charlatan et un falsificateur, bien entendu, avec l’histoire complètement bidon des factures de l’IHU, notamment, qui représentaient à peine 120 euros.

En tout cas, c’est sur lui que Bruce Toussaint et que la multinationale surendettée Altice vont s’acharner. Et c’est lui qui va concentrer toute une harcèlo-sphère, incluant des groupuscules controversés comme Citizen 4 Science ou la galaxie Elisabeth Biggs. Elizabeth Biggs qui a d’ailleurs reçu de l’argent d’une société perquisitionnée par le FBI pour des fraudes extrêmement graves. Retenez que nous vivons à une époque où on peut vous blanchir le pire criminel multirécidiviste et vous salir le plus pur parmi les meilleurs samaritains. L’hydroxychloroquine, dont des centaines d’études en méta-analyses ont prouvé des effets, en particulier sur le portage viral, a été administrée à deux milliards de personnes.

Pourtant, c’est Didier Raoult le vrai charlatan, bien sûr, dont il faut parler au journal télé tout le temps. Pfizer, qui traîne ses 4 milliards d’amende, majoritairement pour charlatanisme aggravé, falsification, corruption et violation de la sécurité, ne mérite pas une telle présence médiatique.

Même si leur multi-récidives prouvent bien qu’ils se moquent de ces amendes et qu’ils vont continuer encore et encore parce que pour eux, c’est juste les affaires. Dans la guerre mondiale contre la mémoire et la conscience, pour survivre, vous devez vous armer de concepts, d’idées et de mots nouveaux. Par exemple, le mouvement Big Zététique, Citizen 4 Science toute cette harcèlo-sphère porte un nom, c’est l’ Astroturf, du nom d’une marque de gazon synthétique. Parce qu’aux Etats-Unis, un mouvement de contestation authentiquement partie de la base, on l’appelle grass root, littéralement les racines de l’herbe. Et quand cette info organisée par des multinationales multirécidivistes au pénal, on appelle ça gazon synthétique ou Astroturf.

Pourquoi la harcèlo-sphère n’a jamais demandé et ne demandera jamais de comptes à Pfizer pour ses abominations et son charlatanisme organisés à très grande échelle, ainsi que pour es amandes de plusieurs milliards de dollars ? Parce que cette harcèlo-sphère n’est qu’un Astroturf bidon. Ils se contre-fichent de la science. Elle n’a aucun intérêt à défendre la vérité dans toute sa limpidité. Et voilà pourquoi. Avec le fact-checking aujourd’hui, qui est devenu l’instrument préféré du terrorisme intellectuel, disons le clairement.

Pour gagner la guerre mondiale contre la mémoire et la conscience, il faut, je vous l’ai dit, développer de nouvelles armes intellectuelles. Je vous ai déjà parlé d’armes traditionnellement efficaces, comme l’ironie socratique et l’insolence oblique. Et voilà une arme nouvelle qu’il faut développer et pratiquer avec ferveur. Le re-checking, c’est-à-dire repasser derrière les fact-checker pour vérifier s’il n’aurait pas, par hasard, produit quelques demi-vérités trompeuses ou déguiser les faits à l’avantage de leur maître.

Dernièrement, j’ai pu tester cela avec un astroturfist d’élite qui anime le blog Fact & Furious. Celui-ci prétendait dé-bunker l’idée selon laquelle Pfizer a écopé de la plus grosse amende de l’histoire des USA. Alors oui, et factuellement, c’est faux. British Petroleum est devant, mais British Petroleum ne fait pas de médicaments et prétend pas détenir la vérité médicale, encore moins nous injecter des trucs. En vous conditionnant à réagir juste à une étiquette “faux”, “vrai” ou “trompeur”, exactement comme un feu tricolore – et c’est bien le but de ce conditionnement délibéré – on vous transforme en esclave intellectuel, incapable de voir la vérité dans sa nuance, son exactitude et sa subtilité.

Ce qui est vrai, c’est que Pfizer a payé la deuxième plus grosse amende de l’histoire après GlaxoSmithKline, avec 3 milliards d’amende dans le secteur pharmaceutique, et que, depuis, Pfizer répartit un maximum d’amendes entre ses filiales pour amortir le choc. Donc, les amendes ne sont pas forcément très grosses.

Mais ce qui est vrai, donc, c’est que Pfizer, et ce qu’oublient de dire les fact-checker, pratique le charlatanisme à très grande échelle. Mais l’astroturfist a pour but, comme tout bon mafieux, d’être dur avec les faibles et doux avec les forts. J’ai pu tester la version du fact-checker opposée à la vérité dans son intégralité. Exemple avec la connerie monumentale de Bruce Toussaint opposé à Didier Raoult. Quand Bruce Toussaint explique à tous que les propos tenus par Didier Raoult, qui affirme que Bill Gates possède une influence disproportionnée sur l’OMS, Bruce Toussaint lui lance bêtement que c’est un “dérapage complotiste”.

Mais halte là! Bill Gates via Gavi, une organisation qu’il a fondée et financée depuis le début et via aussi sa fondation personnelle, sans même compter son influence réelle sur l’administration américaine et ses budgets vers l’OMS, Bill Gates est de facto le premier contributeur consolidé de l’OMS, même devant les USA, en tant qu’Etat. Il faut juste faire l’effort d’additionner la Fondation Bill Gates et GAVI, donc 2 minutes de recherches sur Internet pour vérifier ce fait. Il y a donc bien eu un dérapage dans cette interview, mais un dérapage journalistique.

Un dérapage déontologique même, inacceptable de la part de Bruce Toussaint. En fait, le fact-checker normalement, lui, aurait dû relever ce dérapage déontologique. Mais l’astroturfiste, comme je le relève, préfère m’attaquer. S’en est suivi un championnat du monde de mensonges et de mauvaise foi. Le blogueur de Fact & Furious diffuse une fausse information sur Twitter et ne la retire pas, même quand elle est contredite. Il ne s’en excuse pas plus par ailleurs. Voilà la rigueur de son fact-checking.

Opposons-lui la rigueur réelle du re-checking, l’arme des esprits libres. Plutôt que de corriger le dérapage de Bruce Toussaint en bon astroturfiste, le blogueur va préférer déclaré que j’aurais été payé par Bill Gates. Indirectement, bien sûr, mais plus c’est gros, plus ça passe. Il déclare que j’ai été ambassadeur de l’Unesco, le fou. Or, l’Unesco a touché des sommes de Bill Gates, rien à voir avec les proportions de l’OMS. Donc je travaille pour Bill Gates, CQFD. Le fact-checking.

Faisons du re-hecking maintenant. J’ai jamais été ambassadeur de l’Unesco. Je ne sais pas où le mec est allé chercher ça. J’ai été ambassadeur, en revanche, d’un Uni-Twin, un groupe d’universités jumelées sous l’égide de l’Unesco, qui était indépendant et n’a jamais touché un sou, ni de l’Unesco ni de Bill Gates. Affaire terminée. Après ce re-checking rigoureux, le blogueur aurait dû s’excuser normalement, mais je vous laisse constater qu’il n’en a rien été. Autre fact-checking bidon qui nécessite un re-checking rigoureux :103% de vaccinés à Paris.

J’ai effectivement souligné qu’une source officielle avait donné ce chiffre de 103% de vaccinés et que c’était une manipulation. Certains fact-cheker arrivent immédiatement pour affirmer avec victoire que tout simplement, c’est parce que les banlieusards viennent se vacciner à Paris. Donc, il y a plus de doses qui sont délivrées intra-muros que d’habitants. Mais pas si vite ! Re-checking, maintenant.

Tout cela n’exonère en rien les autorités de leur manipulation parce qu’utiliser cette mesure, alors que le nombre d’habitants vaccinés est connu lui aussi, c’est bien un choix délibéré pour gonfler les chiffres parisiens qui sont de loin les plus regardés en France et donc donner un faux consensus exploitable dans les médias. Il a fallu en fait que ce faux consensus crève le plafond des 100 pour qu’il apparaisse au grand jour.

Autrement, il n’aurait pas été détecté et il aurait bien été utilisé pour indiquer à tous ces pouilleux de gilets jaunes de province que les Parisiens avaient montré l’exemple en masse en venant tous se faire vacciner, ce qui est faux ! Voilà la force du re-checking et poursuivons dans l’exercice.
J’avais complètement oublié cette information, mais en mars 2021, le patron de Pfizer s’est vu refoulé du territoire israélien parce qu’il n’était pas complètement vacciné. Fact-checking. Oui, mais ensuite, il a posté une photo de lui, prenant sa deuxième dose. Donc, tout va bien.

Il a aussi déclaré qu’il n’était pas prioritaire parce qu’il n’était pas en première ligne dans la lutte contre la COVID-19. Mais ne vous y trompez pas. Ce n’est pas seulement le patron de Pfizer mais bien toute sa délégation qui s’est faite refouler. Au motif de ne pas être prioritaire pour un vaccin avec tous les voyages qu’ils font, sans parler du fait que Edward Jenner, l’inventeur du premier vaccin – qui s’appelle le vaccin parce qu’il utilisait donc de la variole bovine, ça vient du mot vache – s’était empressé de s’inoculer lui-même son tout premier prototype de vaccin, évidemment.

Mais allons plus loin. Le PDG de Pfizer avait-il pris sa première dose? On n’en sait absolument rien, sauf à prendre ses déclarations pour argent comptant. Mais là, ce n’est plus du journalisme. En particulier quand on sait que Pfizer a payé 4 milliards 600 millions d’amende pour des mensonges publics. Vous croyez qu’on peut avoir confiance en une déclaration vénielle de son PDG. Et puis une photo promotionnelle issue du service de presse de Pfizer pour déclarer son statut de vacciné. Mais vous avez perdu la tête ou quoi? Dans la vraie vie, est-ce que monsieur tout le monde peut se faire une auto-déclaration en photo sur Twitter pour avoir le statut vaccinal? La réponse est “Pas du tout”.

Voilà encore une fois la force du re-checking. Alors, il faut savoir, évidemment, que le re-checking, parce qu’il est scientifique, indépendant et rigoureux, demande beaucoup plus de travail, de finesse et de nuance que le fact-checking, qui lui est utilisé par le terroriste intellectuel de base qui voudrait réduire la pensée à un feu tricolore “Vrai”, “faux”, “trompeur”, tout en jouissant de son poste d’agent de la circulation intellectuelle.

Il y a en effet la loi de Brandolini qui confirme que l’énergie nécessaire pour réfuter une foutaise – un fact-checking malhonnête est une foutaise aggravée – est bien plus grande que l’énergie nécessaire à la produire. C’est la mauvaise nouvelle. Re-checker est donc beaucoup plus long et rigoureux que fact-checker. Mais il y a deux bonnes nouvelles en face de cette mauvaise. D’abord, on est beaucoup plus nombreux. On peut se répartir le travail et ensuite, bien souvent, il n’y a même plus besoin de finir par un bon re-checking, bien rigoureux et scientifique. Quand, par exemple, la présidente de la Haute Autorité de Santé déclare sur une chaîne publique qu’une contamination après la vaccination remet les compteurs à zéro, c’est une affirmation sortie de nulle part. Ça n’a aucune source scientifique sérieuse. C’est du pipeau irlandais, donc même pas besoin de re-checker. C’est juste faux.

Quand William Dab nous sort, “l’efficacité de la dose de rappel est magique, absolument spectaculaire”, à part dire 10 points pour Gryffondor, il n’y a rien d’autre à faire parce que, en termes de commentaire scientifique, il n’y a aucune science dans cette déclaration complètement bidon. C’est de la foutaise chimiquement pure. D’ailleurs, imaginez un seul instant ce qui se serait passé si le professeur Raoult avait déclaré que l’hydroxychloroquine était magique. On peut se le demander. William DAB, par contre, peut vanter les mérites de la 3° dose sans trembler des genoux, tout en affirmant que “si la vaccination marche bien, on pourra respirer à l’horizon de l’été 2021”.

Notez et archivez ces crasses conneries du pouvoir. On m’a demandé aussi s’il existait des sources claires sur le caractère officiel de thérapie génique de l’inocula Pfizer. C’est simple à trouver. D’une part, il a été officiellement déclaré que les inocula Pfizer et Moderna étaient substantiellement identiques. D’autre part, le rapport annuel de Moderna remis à l’Autorité des marchés financiers US, la SEC, déclare formellement et légalement je cite “À l’heure actuelle, il y a consensus scientifique et de la FDA pour considérer que la technologie ARNM est une thérapie génique”.
On m’a aussi sorti que l’inoculation était gratuite, donc que Pfizer et Moderna ne gagnaient rien, bienveillants et humbles qu’ils étaient. La vérité est toute autre. Évidemment, les multinationales préfèrent surendetter les États plutôt que les individus parce qu’un Etat a moins de chance de mourir. Et un Etat dispose aussi de la force des baïonnettes pour lever des impôts et rembourser ses créditeurs, même avec l’argent des écoles, des routes, des hôpitaux sur cinq générations s’il le faut. Donc, concrètement, re-checking.

L’action Moderna a gagné 1300% depuis le début de la crise. Au passage, simple hasard, de toute évidence. Les recherches du mot “myocardite” sur Google dans le monde ont augmenté de 400% depuis le début de la campagne, par contre.

En réalité, Pfizer et Moderna gagnent 1.000 dollars par seconde sur cette bienveillante et inoffensive gratuité. Alors finalement, j’ai voulu tester à la fois l’escroquerie des fact-checker et la puissance du re-checking cette semaine. Et j’en ai eu pour mon argent, croyez-moi bien.

D’abord, on nous a dit qu’il fallait s’enfermer pour aplatir la courbe des contaminations, mais ça n’a pas suffi. On nous a dit qu’il fallait prendre deux doses expérimentales, mais ça n’a pas suffi. Alors on nous a dit qu’il faudrait en prendre une troisième, la magique. Mais en Israël, déjà, ça n’a toujours pas suffi. Alors Anthony Fauci dit tranquillement “S’il faut le faire tous les six mois, on le fera, bien sûr”. Et ce n’est pas un hasard si la capitalisation de Moderna s’approche déjà dangereusement de celle de Netflix.

Alors, j’ai voulu voir si l’inoculation forcée avait bien pu enfin aplatir la fameuse courbe. La fameuse courbe est librement disponible sur https://ourwordindata.org. Comme vous le voyez, On ne peut pas parler d’un net aplatissement à partir de janvier 2021.
Pour avoir un élément de comparaison, on peut aussi regarder la courbe d’un vaccin qui marche, celui de la polio par exemple. La courbe des infections décroît dans le temps jusqu’à se rapprocher de 0 parce que la polio a bien été quasiment éradiquée dans le monde.

Alors déjà, si vous mettez ces deux courbes face à face, le fact-checker s’en voudrait très fort de rater une bonne occasion de se taire et vous dira que celle de droite est cumulative et que celle de gauche, non. Bon, il suffit d’intégrer la courbe de gauche et de reprendre calmement. L’une est bien aplatie de façon corrélée au vaccin, l’autre, on peut continuer à douter. On pourrait aussi nous rétorquer que ce n’est pas la même échelle de temps. Et là, le re-chercker lui dira “pas si vous êtes jeune, impétueux, il y a une contradiction dans ton raisonnement”. Le vaccin contre la polio a mis au minimum sept fois plus longtemps à atteindre sa couverture d’éradication et il n’a jamais été obligatoire pour les adultes, encore moins imposés sous peine de licenciement.

Le polio, lui, a un rappel tous les 20 ans aussi, qui n’est pas obligatoire, précisons-le. Dans la couverture actuelle des inocula Pfizer et compagnie, la courbe aurait dû s’infléchir, évidemment. Dans le cas de la polio, elle s’était déjà infléchie très nettement à ce niveau de couverture vaccinale. Alors, on peut dire que la courbe COVID va s’infléchir dans le temps, donc ayez confiance. Mais dans ce cas là, pourquoi aller vers la 3° dose, la magique, voire une dose tous les 6 mois? Et pourquoi reconfiner ? Donc force au re-cheking. N’oubliez pas ce mot. Pratiquez lui avec patience et rigueur. Indiquez-le, il sauve des consciences, donc il sauve des vies. Il arme les esprits. Au final, l’immense majorité des checkers aujourd’hui procède simplement de terrorisme intellectuel. Ils veulent vous inspirer la peur de réfléchir et créer une circulation intellectuelle avec des feux rouges. Le re-checking est beaucoup plus exigeant et rigoureux, mais il en vaut la peine.

Rassemblez-vous pour le pratiquer. Une des méthodes, rappelez-vous, du fact-checking mensonger, c’est de pratiquer la demi-vérités. Ne prendre que les morceaux de faits qui les arrangent. Mais un morceau de boeuf n’est pas un boeuf. Un morceau d’humain n’est pas un humain. Un morceau de vérité n’est pas une vérité, comme le note l’écrivain David Mitchell, “la vérité est singulière, ses versions sont des contre-vérités”. Quant au terrorisme intellectuel, je me souviens de cette blague qui résume bien la situation.

“La CIA, la NSA, le KGB font un concours pour savoir qui a la meilleure agence de renseignement. Le concours, ça va être de trouver le plus gros lapin dans la forêt en un minimum de temps. La CIA, part la première méthode à l’ancienne, elle envoie une jolie petite lapine bien gaulée avec du rouge à lèvres qui, deux semaines plus tard, ressort de la forêt avec un énorme lapin bien balèze. La NSA, elle, a des méthodes plus modernes, alors elle va trianguler tous les lapins qui ont commandé des stéroïdes sur Amazon. Et en une seule semaine, elle vous sort le Schwarzy des lapins.Après ça, le KGB ne se démonte pas. Il envoie deux mecs en imper dans la forêt. Et eux, ils en sortent à peine trois heures plus tard avec un énorme grizzly qui s’est fait tabasser de partout, qui pisse le sang et qui a un oeil au beurre noir et qui dit “OK, OK, je suis un lapin, je suis un lapin”.”

Le terrorisme intellectuel, c’est ça. Pénaliser l’initiative même de réfléchir pour convertir. Transformer la réalité pour résister. Pratiquer donc le re-checking et pratiquez-le en groupe. Formez des clubs de re-checking. Ouvrez des blogs de re-checking. Rassemblez vous en réseau. Au “Zét” du zététicien, opposez votre grand “re-zét” à vous. Autrement, selon le bon mot d’Ivan Rioufol : “Nous finirons tous dans la prison de la Santé”.

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